Iroko Atlas rachète un site occupé par Solero en Allemagne, les salariés inquiets
Iroko Atlas a racheté un site exploité par Solero à Markdorf, en Bade‑Wurtemberg, via une opération de sale & leaseback, et l’usine reste occupée par le locataire historique.
Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie d’expansion internationale de la SCPI et suscite des inquiétudes parmi les salariés qui craignent pour l’avenir de leur site. Le texte qui suit explore les conséquences possibles pour l’emploi local et pour la stratégie d’investissement.
Acquisition à markdorf : 7 360 m² cédés en sale & leaseback
La SCPI Iroko Atlas a finalisé en avril 2026 l’achat d’un ensemble de locaux d’activités à Markdorf, dans le Bade‑Wurtemberg. L’actif totalise 7 360 m² et est intégralement occupé par Solero Technologies, spécialiste des composants électromagnétiques pour l’industrie automobile. L’opération a été structurée en sale and leaseback, Solero conservant l’usage des locaux après la cession.
Le prix de cession s’élève à 6,2 M€ hors droits, montant réglé dans le cadre de l’acquisition. La WALB est de 25 ans, ce qui confère une visibilité locative longue pour la SCPI. Le rendement acte en main annoncé atteint 9,02 % non garanti et dépend du paiement futur des loyers par le locataire.
Quelle stratégie derrière iroko atlas et ses acquisitions européennes ?
Lancée en 2025, la SCPI Iroko Atlas vise un déploiement international avec une exposition intégrale hors de France et une focalisation sur l’Europe de l’Ouest. La SCPI cible en priorité cette zone afin de profiter d’un tissu industriel et logistique dense et de taux locatifs attractifs hors des marchés surchauffés. Sa stratégie opportuniste privilégie des actifs de taille intermédiaire qui offrent des marges de négociation et sont parfois moins sollicités par les grands investisseurs institutionnels. Cette logique est déjà traduite par des positions établies au Royaume‑Uni et en République tchèque servant de points d’ancrage pour le portefeuille.
La société affiche un objectif de rendement non garanti autour de 6,5 % par an, indicateur dépendant du bon paiement des loyers et de l’évolution des marchés. En avril 2026 Iroko Atlas a mené simultanément une acquisition au Royaume‑Uni et une opération en Allemagne, les deux transactions portant le montant total investi à près de 10 M€. L’approche privilégie des baux longs et des actifs offrant une visibilité locative afin d’améliorer la prévisibilité des flux pour les associés.
Risques et salariés inquiets : vigilance nécessaire !
Investir dans Iroko Atlas comporte un risque de perte en capital et un risque de liquidité qui peut rendre la revente difficile. Les revenus distribués sont susceptibles de fluctuer selon le risque locatif et des aléas immobiliers. À l’étranger s’ajoutent les variations de change et des spécificités juridiques et fiscales locales susceptibles d’affecter valeur et revenus. Le rendement annoncé n’est pas garanti et dépend du paiement des loyers.
Des salariés de Solero se déclarent inquiets malgré le maintien de l’entreprise comme locataire via le sale and leaseback. Un défaut de paiement de Solero réduirait immédiatement les flux de trésorerie de la SCPI et pourrait peser sur la valeur de la part. Les recours locaux peuvent être plus longs ou plus coûteux. Les investisseurs doivent surveiller la solidité du locataire, l’exposition change et la transparence de la société de gestion.
